Quelques idées glanées hier lors d’un retour d’expériences de Blue Kiwi, chez Voirin Consultant, idées qui apportent de l’eau au moulin du Community Management.
Blue Kiwi avoue lui-même  que le sujet est trop neuf pour en tirer aujourd’hui une recette figée et qu’il faut commencer par quelque chose puis « construire en marchant » car il est peu probable que cela se passe exactement comme prévu. Il ne faut  pas hésiter à se mettre autour de la table pour capitaliser sur les erreurs commises et continuer à avancer.
Ceci étant, il ressort que :
– Le succès d’une communauté est favorisé si l’objet répond vraiment à une attente et remplit un service ; il ne sert  à rien de s’acharner sur une communauté qui ne trouve pas sa raison d’être, son sens
– Les rencontres physiques (en présentiel) sont essentielles ! Même un éditeur en témoigne ! C’est là que se construit le succès de la communauté
– Les rôles qui ressortent dans le community management :
. Le sponsor (executive sponsor ) :  une personne  haut placée dans le management, qui doit croire à la communauté et idéalement y contribuer. Il doit venir exposer sa vision, ses attentes. Cela peut être fait sous-forme de vidéo si on dispose d’un outil.Ceci étant, il existe des cas de communautés spontanées, qui trouvent naturellement leur sens, mais qui ont du mal à trouver leur sponsor
. Le sourceur : une personne assez haut placée dans l’entreprise, qui va se renseigner sur tout ce qui se fait sur le sujet (qui intéresse la communauté) dans l’ensemble de l’entreprise, à l’international le cas échéant, pour rapporter du contenu et alimenter la communauté. Cette personne ne doit pas avoir de qualités d’animation
. L’animateur : fait en sorte « que la mayonnaise prenne »
. Le curator : réalise des abstracts de contenu et peut se charger du knowledge management
. Les éclaireurs (en cas d’installation d’un outil) : petit groupe de membres formés avant les autres et chargés d’apporter du contenu
– Etant donné l’ensemble des qualités que doit maîtriser un CM (community manager), autant chercher le  mouton à 5 pattes ! Il existe une alternative : une petite équipe avec à sa tête un  CM ; équipe qui échange en présentiel, même en cas d’utilisation d’un outil. Cette  solution permet de mixer les compétences requises : animation, apport de contenu, technique (si outil), KM,  … et évite la non occupation du poste en cas d’absence du CM (ce qui nuit beaucoup à la dynamique).
On peut également désigner un animateur éphémère, « l’animateur du mois » par exemple, qui aura montré dans les mois qui précèdent une contribution particulièrement active.
Cette petite équipe a tout à gagner à être accompagnée par quelqu’un d’extérieur à la structure / l’entreprise pour être éclairée sur les sujets à mettre en exergue au fil du temps, proposer des évènements, …
En tous cas, le community manager a de « l’or en barre » entre les mains, car une communauté bien animée apporte une formidable valeur ajoutée aux membres et à l’entreprise
– Les membres doivent faire preuve « d’ego-altruisme »  c’est-à-dire qu’ils doivent apporter des témoignages qui montrent qu’ils sont sachant et qu’ils peuvent aider les autres.
Idéalement, ils doivent pouvoir échanger sur ce qui ne marche pas ; difficile à réaliser !
On peut distinguer 4 types de membres :
* Tourist : qui pose une fois une question puis disparaît dès qu’il a obtenu sa réponse
* Insider : très impliqué, sait où il faut aller chercher les infos, très contributeur
* Mingler : fait beaucoup de bruit sans véritable contribution
* Devotee : apporte du contenu de qualité mais a du mal à s’exprimer. Candidat à accompagner
– La partie présentation des membres est à soigner, notamment en ce qui concerne les qualités, aptitudes, goûts extra-professionnel. Cela aide à créer du lien. Cette présentation est facilitée lorsqu’il existe un annuaire d’entreprise, à remplir et mettre à jour par les intéressés eux-mêmes.